Des pièces de qualité pour les voitures importées

J’ai un ami qui avait une voiture importée, plus précisément, une Mazda RX-8 qui a été commandée depuis le Japon. C’était une voiture sportive, car elle participait régulièrement à des expositions de tuning et à des courses entre clubs. Bien que ce soit une voiture sportive et résistante, elle présentait petit à petit des problèmes au niveau du moteur et du refroidissement. C’était très problématique puisque la voiture devait participer à un concours dans une semaine.

Mazda RX-8
On était dans l’impasse, car on ne savait pas quoi faire, mais un ami commun nous a conseillé de passer sur le site Piecesautodiscount.fr. Même si on a été un peu sceptique au début, on a cherché à vérifier le site pour voir si celui-ci possédait ce dont on avait besoin. Sur la page d’accueil, on pouvait voir une barre de recherche qui permettait de mettre toutes les informations concernant la voiture. Nous y avons mis tout ce qui concernait la voiture, son numéro de série, sa date de sortie et aussi son affiliation, et ensuite on a vu toutes les pièces de rechange disponibles. On a finalement trouvé ce qu’on cherchait, un radiateur pour le refroidissement du radiateur de marque DASIS et un joint d’étanchéité pour la culasse de marque AJUSA. Ces deux pièces étaient à la fois en stock et pouvaient être livrées en 48 heures. Nous avons lancé la commande et nous avons attendu deux jours, la livraison a été faite dans les temps. De plus, nous avons fait une commande de plus de 300 euros ce qui signifiait que la livraison était gratuite ce qui était bien avantageux. C’était très étonnant de trouver des pièces de voitures importées sur le site, car les pièces étaient assez difficiles à trouver sans compter que les prix étaient assez chers chez les revendeurs spécialisés.
Le site www.PIECESautodiscount.FR est une véritable référence pour les personnes qui recherchent des pièces pour leurs voitures rares ou bien sportives.

Stars d’aujourd’hui

Christophe Lambert

Christophe LambertIls sont la relève de Belmondo, Delon, Depardieu… Leur charme n’a d’égal que leur talent et le cinéma français compte sur eux pour faire les scores de la prochaine décennie. Gilles Gressard et Mara Villiers leur ont consacré un ouvrage (Ramsay) dont voici quelques extraits… en forme de troublantes confessions.

Cette année sous l’uniforme n’est pas de tout repos pour le deuxième classe Lambert. «Ils n’ont pas voulu me réformer, il fallait que je me venge ! Je crois que j’ai passé plus de temps en convalescence qu’en manœuvres. On était quatre subversifs, et tout était bon pour échapper à la vie de caserne: Il faut dire qu’on avait un adjudant pas très net qui nous réveillait en sursaut à 4 heures du matin en hurlant : «Planquez-vous les mecs, c’est la guerre !» Le service militaire de Christophe Lambert est un vrai guide du petit secouriste. Christophe et ses copains ne reculent devant rien… Trois fausses entorses, faites à coups de cuillère. Des séjours dans la neige, simplement couverts d’un drap mouillé, après avoir pris une douche brûlante, pour attraper une pneumonie. Ou encore s’écraser le petit doigt avec la crosse du fusil. «On s’est fait mal, mais pas assez. L’instinct de conservation est trop fort pour aller jusqu’au bout. Maintenant, je ferais la moitié de ces conneries, j’en crèverais. Mais là, rien du tout !». Et puis il y a eu là brûlure… dont Christophe rit aujourd’hui, non sans frisson rétrospectif. «Au cours d’un week-end de permission à Genève, chez mes parents, je me suis volontairement ébouillanté la jambe. Mais seulement au premier degré parce que, entre la cuisine et la salle de bains, et avec toutes mes hésitations, l’eau de la casserole s’était refroidie. Je courais à travers l’appartement en hurlant de douleur.Et, de retour à la caserne, au lieu de l’exemption définitive, je n’ai eu droit qu’à un «c’est pas grave, _ on va vous soigner». Tout ça pour cinq jours de   convalescence !».

Lambert WilsonLambert Wilson

«Le théâtre, c’est comme l’arrière-boutique pour un fils de commerçant. Ça n’a aucune magie, c’est la réalité quotidienne. En fait, le TNP était un château dont nous étions les petits princes. J’étais persuadé qu’on en hériterait un jour, mon frère et moi. La notion de directeur du TNP était très vague pour nous. Ce qui était clair, c’est qu’il était le chef et que ça nous appartenait… Je devais être odieux quand j’étais tout petit». En fait, Lambert et son frère aîné, qui a juste un an de plus que lui, se promènent rarement dans les coulisses du TNP. Ils vivent à la campagne. Peu après sa naissance, ses parents achètent une ruine à Malassy, un petit village du côté de Limours, dans l’Urepois. Lambert y passe ses cinq premières années, avant d’aller et venir régulièrement entre Paris et la campagne. Et de changer souvent d’écoles. «A la communale, je devais avoir à peu près huit ans lorsqu’une institutrice m’a demandé si je voulais faire le même métier que mon père. Je lui ai répondu très agressivement «Non !». Je ne savais absolument pas en quoi consistait le métier d’acteur mais, pour moi, c’était quelqu’un qui n’était jamais là, qui se levait à onze heures du matin quand les enfants sont à l’école et qui rentrait à une heure du matin alors que les enfants dorment depuis longtemps. Je ne voyais mon père que le dimanche et, pour se rattraper, il organisait des jeux. Mais il ne nous parlait jamais de ce qu’il avait fait pendant la semaine. Constamment, on nous disait : «Ne faites pas de bruit, papa travaille, il faut respecter son sommeil !». Un jour, on est allé le voir au théâtre où il répétait «Ubu roi», avec Rosy Varte. Brusquement, mon frère et moi l’avons découvert sur un énorme cheval à bascule, au milieu de jouets en bois complètement démesurés. Mon frère a dit : «C’est ça ton travail !». Quelque chose venait de se casser par rapport au respect du travail paternel. J’imagine que c’était scandaleux pour des petits enfants de respecter le sommeil de quelqu’un qui passe sa journée sur un cheval à bascule».

Richard Berry

Richard Berry«La moindre des choses pour un acteur, c’est d’avoir un corps en bon état. Quand on a la prétention de le montrer au public, autant qu’il soit regardable ! Cette importance du corps est venue petit à petit, en voyant des aînés comme Belmondo. On a beau dire ce que l’on veut, mais quand il enlève sa chemise à cinquante et quelques balais, c’est regardable. C’est beau et on y croit. J’arrive à un âge où je sens qu’il faut que je commence à m’entraîner avant que ça s’aggrave. Je n’ai pas envie de me dégrader, ne serait-ce que pour moi-même —cinéma ou pas ! Le corps, c’est le symbole de ma jeunesse. Je vieillis dans le sens des choses. Mais je ne m’occupe pas de mes rides ou de ma peau. J’ai fait beaucoup de sport étant jeune. Si, tout à coup, je me laisse aller, je n’ai plus de ressort, je n’ai plus d’énergie. Je deviens mou et ça me tape sur la tête. Il faut que je me sente bien dans mon corps. Je m’entraîne tous les jours : jogging, musculation, boxe américaine, boxe Thaï ou saut d’obstacle… La boxe, c’est un plaisir d’enfance. Mon père m’emmenait à la boxe. J’allais à Wagram tous les dimanches et j’ai toujours adoré ça. J’aime de plus en plus l’idée du défi physique… et aussi de la peur, pour un rôle. Dans «La trace», de Bernard Favre, je me souviendrai toujours de la scène du glacier. On était à 3200 mètres, on avait froid et on manquait d’oxygène. Je marchais en m’enfonçant dans la neige jusqu’au bout des jambes, jusqu’au ventre même avec ma hotte de 17 kilos. Quand j’enfonçais une jambe avec sa chaussure lourde, il fallait ressortir l’autre. Et je devais le faire assez vite pour que ce ne soit pas ennuyeux à l’image. Je crachais le sang ! Je suffoquais, c’était horrible. Mais quand je vois ce qu’il y a sur l’écran, je me dis que ça valait la peine».

Thierry Lhermitte

Thierry LhermitteDans «La banquière», Francis Girod, le réalisateur, lui confie très peu de dialogue et pratiquement rien à faire. Thierry Lhermitte est un des associés de cette femme d’affaires des années 30 soupçonnée d’escroquerie. Comme directeur du journal qu’elle a créé, il la suit partout ou presque. Pendant dix jours, Thierry Lhermitte va vivre dans l’ombre de Romy Schneider et l’observer. «Ça a été le choc. C’était vraiment une femme et une actrice exceptionnelles. Tu vois passer une petite bonne femme qui n’a pas loin de 45 ans et qui a bien vécu. Une apparence anodine. Et on te présente. Elle te dit bonjour et paf ! Tu tombes en arrière ! Quand je suis allé la voir dans sa loge pour répéter les scènes, j’étais sous le charme. Je l’ai regardée jouer. J’ai été complètement saisi par l’émotion qu’elle dégageait. Sa personnalité et son talent d’actrice faisaient qu’on l’aimait et qu’on avait envie de la prendre dans ses bras et de lui dire «Vous avez eu beaucoup de malheurs mais, avec moi, c’est fini». Le premier jour de tournage des «Ripoux», on a parlé d’elle avec Philippe Noiret. Et il ressentait la même chose. C’est comme Piaf, quand elle chante une note, tu pleures ! Il n’y a pas beaucoup d’acteurs qui aient cette intensité. Pour dégager une telle émotion, il faut que je me conditionne et que je me défonce… Romy, cette émotion, elle l’avait en disant simplement bonjour ! Pour donner ça, il faut être déchiré, avoir eu très mal ! Je n’ai jamais fait le siège d’une production pour décrocher un rôle, mais j’ai essayé pour «La passante du Sans-souci». J’ai insisté, mais dans ces cas-là, ça ne marche jamais et c’est Gérard Klein qui a été choisi. J’avais vraiment envie de rejouer avec elle. Je voulais revivre cette histoire d’amour qu’est un film avec Romy».

Bernard Giraudeau

Bernard GiraudeauPendant quatre ans, le deuxième classe Giraudeau s’évade sur toutes les mers du monde. Il fait deux fois le tour de la terre, sur la Jeanne d’Arc, s’enivre les yeux et la tête de paysages beaux comme des iles au trésor. «Un bateau, c’est une petite société très isolée qui vogue en solitaire, qui te donne l’envie de rêver et d’imaginer. Tu as toujours une espèce d’attente. Voyager à bord d’un bateau, c’est une chose extraordinaire. C’est exactement comme lorsqu’on est assis dans une salle de spectacle avant que le rideau ne s’ouvre. On est en état de disponibilité. Tout est possible. On sait qu’on va découvrir des choses et qu’on va en rêver d’autres. Lorsqu’on se trouve le soir sur les passes, dans les mers du Sud et qu’on croise un atoll ou les feux d’un bateau qui s’éloigne, on est là, coincé loin de toute terre ferme et on a la tête pleine d’images. Est-ce le fruit de lectures passées ou est-ce de l’imagination pure ? Je ne sais pas. Mais c’est quelque chose que j’ai retrouvé plus tard dans le métier de comédien où on a besoin d’imaginer des situations, de réinventer, de créer un univers à partir de rien… La première fois que je suis arrivé à Tahiti, ça a été un moment de bonheur fou. Il était quatre heures du matin et j’étais de quart. Je suis monté sur le pont avant que le jour ne se lève. Tahiti n’était pas encore en vue, mais je savais que j’allais la voir bientôt apparaître. A ce moment précis, je me suis vraiment pris pour Cook et je m’apprêtais à découvrir un monde inconnu. Pourtant, je savais parfaitement que des Européens étaient installés là depuis longtemps et que la civilisation avait bien transformé les choses. Pour que ça fonctionne, il fallait la part du rêve. J’imaginais la vie des révoltés du Bounty. Mais, en même temps, j’avais envie d’aller voir. Une curiosité à satisfaire… Dans la tête, on a un mélange fou de ce qu’on découvre, des films qui ont marqué, des récits qu’on a lus et de son pouvoir de rêve».

René Château

René Château«En faisant sa déclaration tonitruante sur le 8 mm, Victor Bialek s’est fait un coup de pub, comme il en a le secret de temps à autre. Il a déjà fait le coup avec les lecteurs vidéo VHS qu’il devait lui-même commercialiser en quantité alors que les fabricants eux-mêmes n’y croyaient pas. Aujourd’hui, il veut lancer le 8 mm, alors que le marché mondial est de plus en plus tenu par le VHS. Cela ne rime à rien, et risque de perturber encore les consommateurs. Bialek, s’il avait pris l’avis des autres éditeurs, aurait compris que personne n’a envie de tenter une aventure qui est pour le moins prématurée. Il s’est fait un bon coup de pub à la télé avec Mourousi, voilà tout… De plus, au salon, il parlait de son fameux catalogue 8 mm et il a diffusé pendant trois jours les mêmes extraits du film «Sur un arbre perché» avec de Funès. Je me demande si ce n’est pas le seul film qu’il possède en 8 mm ! Il a lancé un pavé, et maintenant il attend de voir. Je serais curieux de savoir ce qu’en pensent Sony et les autres fabricants.

CIC-3M.

(Pierre Brossard, gérant) : «Nous ne voulons pas apporter plus de confusion dans le marché. Aucun fabricant n’a pris contact avec nous. Le jour où il y aura 100 000 appareils de salon vendus en France, il sera temps d’y réfléchir».

ThornEmi.

(Jacques Chazeau, président) : «Je trouve positif que VIP lance des programmes en 8 mm. Cela prouve aux gens qu’il y a un prolongement à la prise de vues et que l’on y arrivera un jour ou l’autre. On ne va pas tourner en rond et attendre qu’il y ait des ventes importantes de matériels. Je ne peux vous dire à quel moment ThornEmi décidera de se lancer dans l’aventure, mais c’est une chose envisageable».

Vestron.

(François Archambault, directeur) : «Le 8 mm va se développer très lentement, conjointement au VHS. D’ici sept ou huit ans, les gens qui remplaceront leur magnétoscope le feront avec un appareil 8 mm. Victor Bialek lance son opération beaucoup trop tôt et va vendre des cassettes à une minorité. Mais à long terme, le 8 mm devrait remplacer le VHS».

Vidéo George V.

«Pour l’instant, c’est un problème trop éloigné des réalités du marché. Parlons matériel avant de parler programmes. Au dernier Salon de la vidéo, nombre de vidéoclubs plaisantaient sur ce lancement en disant «présentation en 85, livraison en 89», c’est beaucoup trop tôt».

Vidéoclub de Passy.

«Il ne faut pas précéder la demande du public. Le marché est trop perturbé et pas assez porteur pour l’affaiblir actuellement. Nous savons que Sony se concentre uniquement sur le marché de la prise de vues». Le marché américain, s’il n’est pas comparable avec le marché français, donne quand même parfois des indications sur ce qui nous attend ! Le 26 juillet dernier nous parvenait d’outre-Atlantique une nouvelle pièce à verser au dossier. Sanyo, devant le peu d’impact de ses efforts commerciaux, a préféré suspendre ses ventes de caméscopes 8 mm. Depuis février, 3 000 appareils seulement ont été commercialisés. «Le 8 mm doit se faire une place sur le marché de la vidéo en concurrence avec le VHS et le Béta sans qu’une demande spécifique ne soit apparue. Le prix élevé et le faible nombre de cassettes enregistrées disponibles ont contribué à l’échec du 8 mm », a reconnu un porte-parole de Sanyo. En Europe, seules l’Angleterre et l’Allemagne bénéficient des premiers modèles de salon et d’une série de programmes, mais le lancement est trop récent pour tirer des plans sur la comète.

En conclusion, trois réflexions s’imposent :

• En France, le format 8 mm est destiné uniquement, et pour deux ou trois ans au moins, au marché de la prise de vues.

• Le parc de magnétoscopes en France est encore trop, restreint, l’accord des différents partenaires du marché et du public autour du VHS, trop récent pour que l’on évolue rapidement vers un nouveau format.

• L’adaptation technique des appareils, importés en Pal, au Secam n’est pas encore réglée. Vos magnétoscopes et les cassettes préenregistrées que vous louez ont encore de beaux jours devant eux…

Vip va vite

Pionnier de la vidéo (ouverture des premiers vidéoclubs en France), Victor Bialek, président fondateur de la société VIP, lance sa bombe quelques jours avant que le 4ème Salon de la vidéo n’ouvre ses portes, en septembre dernier. Il propose les 24 premières cassettes préenregistrées au format 8 mm. C’est la première phase d’une politique qui doit se dérouler en trois fois neuf mois, trois gestations : lancement des titres de fond de catalogue puis des nouveautés et distribution dans un grand vidéoclub parisien, lancement d’un combiné audio-vidéo capable de lire des cassettes 8 mm pour l’image comme pour le son, et enfin l’extension de ces deux lancements à l’ensemble de la France et même au monde grâce au réseau VIP international. Pour ce faire, Victor Bialek compte sur le lancement de caméscopes par Fuji, Pioneer, Canon, Sanyo, Kodak dès la fin de l’année et sur la vente de 300.000 appareils en 86. Rappelons que VIP propose déjà 24 titres («Derrière la porte verte». «Gorge profonde», «Sur un arbre perché», « Tygra», «Patrick», «Le toubib», etc.) Et compte en sortir autant chaque mois. Les cassettes sont vendues 198 francs TTC aux vidéoclubs.

VHS au poing.

Le Vidéomovie JVC:

il se présente comme une caméra vidéo. Et il enregistre les images et les sons en VHS Secam, tout seul, sans autres accessoires. Super-compact, ultraléger (1,9 kg), il révolutionne – pour de bon – la « vidéo portable ». Alors, au poing levé, vous filmez la vie. Et visionnez votre film, quand bon vous semble, sur le viseur électronique du Vidéomovie. Ou bien sûr en couleur chez vous, en branchant directement Vidéomovie sur votre téléviseur.

Maniable

, Vidéomovie excelle partout. Même au poing d’un débutant, il réussit les prises de vues les plus acrobatiques: il filme de très près – il a une position macro- jusqu’à l’infini, avec son zoom électrique de 8 à 48 mm. Y compris par faible lumière. En intérieur par exemple… le rêve!

Très compact

, Vidéomovie qui utilise des cassettes VHS de 30 minutes, est un grand JVC. Il offre évidemment la qualité VHS de l’image et du son. Avec: recherche accélérée, pause sur image,… bref, toutes les fonctions vidéo les plus employées, donc les plus utiles.

Et pour visionner

vos enregistrements, vous branchez simplement Vidéomovie sur votre téléviseur. Ou encore, vous utilisez votre VHS de salon, grâce à l’adaptateur pour cassettes VHS compactes. Profitez-en même pour recopier vos cassettes compactes sur cassettes standard, en connectant les deux appareils… Idéal pour faire de sa vie une collection de longs métrages. N’est-ce pas?

Un standard en stand by

Le 12 septembre dernier, Victor Bialek (VIP) a réuni la presse autour d’un déjeuner pour annoncer officiellement le lancement d’une collection vidéo au format 8 mm. Encore un pavé dans la mare ? Qu’on se rappelle l’émoi et la désorganisation du marché vidéo quand, il y a deux ans, un journaliste de télé en mal de scoop avait tout de go annoncé l’arrivée du 8 mm et l’agonie du VHS. On sait, maintenant, ce que cela a donné. Mais, aujourd’hui, serait-ce la petite histoire qui recommence ? A la veille du lancement d’une nouvelle caméra vidéo 8 mm et son lecteur (exclusivement en Pal), il nous est apparu intéressant de poser ici et là quelques questions aux personnes les plus concernées. Le constat est net : oui le 8 mm existe, mais il est surtout destiné au marché de la prise de vues, oui il sera dans tes prochaines années le standard admis, mais ce ne sera pas demain la veille…

Dès 86, 70 % des ensembles portables seront au ????????????

L’histoire du format 8 mm commence le 8 mars 1983. Les représentants de 122 compagnies, rejoints ensuite par 6 autres firmes, qui font l’électronique grand public et professionnelle dans le monde, se réunissent au Japon. Il s’agit pour eux de signer un contrat pour l’exploitation d’un nouveau format vidéo, mis au point par le français Thomson, le 8 mm. Quelques mois plus tard, au Vidcom 83, Philips présente un premier modèle de caméscope 8 mm. La presse s’empare de l’affaire. Les journaux quotidiens et les chaînes de télévision lancent une campagne d’intoxication très maladroite, annonçant la fin des formats habituels (VHS, Bétamax et V 2000) et la naissance d’un format universel. Mais la tentative de Philips avorte, le 8 mm réintègre les laboratoires de recherche et la presse n’a plus qu’à faire machine arrière. Six mois plus tard, c’est au tour de Kodak de faire sensation en présentant le Kodavision. Malheureusement, ce caméscope n’a été commercialisé qu’aux États-Unis, et son lancement en Europe est pour le moment hypothétique. Ce que nous a. confirmé l’un des responsables de la firme américaine, François Lebel : «En représentant notre produit en Europe, nous avons prouvé que la marque Kodak était présente sur le marché de la vidéo. Quant au lancement de l’appareil en France, je peux vous dire que c’est pour le moment secret et confidentiel». Résultat, on ne reparle du 8 mm que le 13 mars 1985, à l’ouverture du Festival du son et de l’image. C’est Sony qui y crée l’événement en présentant un modèle de caméscope de haute technologie. Cette fois, la commercialisation suit. Pour environ 17.000 F, tout vidéophile peut acquérir le fameux caméscope et le transcodeur qui l’accompagne, car l’appareil est disponible uniquement en format Pal. Pour Claude Bardot, chef du département Marketing produits magnétiques, la position de Sony est simple : «Nous allons produire 100.000 appareils par mois pour passer à 150.000 très rapidement. Nous prévoyons de vendre 20.000 caméscopes en 86 sur la France. Il n’est pas prévu de lancer de modèle de salon avant 87. Cela s’explique par le fait que nous désirons conquérir le marché de la prise de vues. Quand on sait qu’il ne s’est vendu que 250 000 appareils portables depuis les origines de la vidéo, il est logique que nous soyons optimistes quant aux résultats à venir. Il faut signaler d’autre part qu’en France le marché du Bétamax est plus que restreint alors qu’en Grande-Bretagne, où nous lançons des modèles de salon, le Béta représente environ 50 % du marché. Dans ces deux pays, le 8 mm est amené à remplacer progressivement le Béta. D’ici six mois, il y aura en France cinq ou six fabricants qui auront lancé un caméscope 8 mm, Sony sera alors dans la meilleure position possible». Claude Bardot estime que 60 à 70 % des ensembles portables seront au format 8 mm. Il est simple de constater, à travers ses déclarations, que le magnétoscope 8 mm de salon n’est pas pour demain. «Techniquement, il est impossible actuellement de lancer un appareil au standard Secam, le module ou circuit intégré qu’il nécessite n’est pas encore au point», conclut le responsable de Sony. Mais où en sont les autres fabricants en ce qui concerne le lancement d’appareils au nouveau format ? Si l’on sait déjà que Pioneer, Canon et Fuji sont prêts à lancer un caméscope à la fin de l’année, les autres firmes ne s’étaient pas prononcées jusque là. C’est chose faite

Thomson.

«Le VHS représente 85 % du marché mondial et nous sommes des partenaires de JVC. Il est plus intéressant pour Thomson de développer le VHS, en poursuivant nos études sur le numérique par exemple, que de participer à la confusion et à l’opération de diversion menée par Sony, Canon, Fuji ou Kodak avec le 8 mm. Nous avons une position réaliste de commerçants. C’est un pari à gagner de ne pas jouer la carte du 8 mm. Nous n’estimons pas que ce soit un mauvais format du point de vue technique, mais il aurait dû être développé il y a cinq ans. Pour notre part, la vidéomovie se vend très bien et nous poursuivons nos recherches autour du VHS et sur un standard de télévision hertzienne universel à même de remplacer le Secam, le Pal et le Ntsc».

JVC.

«On ne fait rien. On a vu ce qui s’est passé avec le Béta et le V 2000. Nous développons tous les concepts compatibles avec le VHS. La vidéomovie se porte très bien, merci !».

Philips.

«Nous n’avons aucun projet pour l’instant. Nous sommes dans une position attentiste. Le prototype présenté au Vidcom 83 avait pour but de montrer que Philips était près techniquement à se lancer dans l’aventure. Aujourd’hui, nous nous sommes ralliés au VHS et nous poursuivrons son exploitation. Il est vrai que les fabricants de matériel photo comme Canon, Fuji ou Kodak ont tout intérêt à faire leur entrée sur le marché vidéo avec un nouvel argument».

Sharp.

«Pas de 8 mm avant 86. Nous n’avons pas encore de produit».

PanasonicPanasonic.

«Nous n’en ferons pas. Nous travaillons très bien avec le VHS, même si le 8 mm est très bon technologiquement parlant». On le voit à travers toutes ces déclarations, le financement d’un modèle de salon n’est pas pour demain, et les fabricants qui jouent la carte 8 mm concentrent leurs actions sur le marché de la prise de vues. Marché, ô combien porteur. Le Super 8 est moribond, celui de la vidéo portable au contraire permet tous les espoirs, les fabricants installés en France l’ont bien compris qui argumentent leurs propos sur cet unique développement. Il faut avouer que la technique du 8 mm leur donne toutes les raisons d’espérer : qualité d’images et de son, et maintenant possibilité de monter des films comme le feraient des professionnels avec une machine (RM-E 100 U) qui revient à moins de 2 000 francs. Cela dit, à moyen et à long terme, il y a une stratégie politique et économique souterraine et néanmoins claire. En espérant gagner une bonne part du marché de la vidéo portable avec le 8 mm, Sony joue au loup qui entre dans la bergerie. Il y a de plus en plus de TV bi standards, et toutes les vidéos 8 portables sont en puissance des magnétoscopes/lecteurs. Vous voyez le tableau dans quelques années : des milliers d’appareils Sony déjà en bonne place dans les foyers: Et d’ici à ce que le Pal devienne le standard européen… ce serait une belle revanche pour le Bétamax, on peut rêver. Que signifie dans ce cas le lancement de cassettes préenregistrées par la société VIP, depuis septembre dernier (voir encadré) ? Nous avons demandé à deux fabricants concernés par le 8 mm, à quelques éditeurs importants et à deux vidéoclubs de réagir à ce lancement. Leurs réponses sont partagées :

Sony.

«Victor Bialek annonce la mise au point d’un circuit intégré capable de passer du Pal au Secam.’ Il n’est pas au point. Nous avons peur que VIP lance des lecteurs Pal-Secam en 8 mm qui soient en fait « bidouillés» et donc de mauvaise qualité. Nous tenons à signaler qu’il n’y a aucun accord entre Sony et VIP. Victor Bialek se conduit en franc-tireur. Il rêve doucement en annonçant 300 000 appareils vendus en 86».

Canon.

«Ce n’est absolument pas notre problème. Nous ne réagissons pas du tout en matière de programmes, mais en matière de prise de vues».

Silence on tourne…

silence ça tourneLes longs manteaux de Gilles Béhat, avec Bernard Giraudeau, Claudine Ohana (Fechner Gaumont). Mon beau-frère a tué ma sœur de Jacques Rouffio, avec Michel Serrault, Michel Piccoli, Juliette Binoche (Gaumont). Flagrant désir de Claude Faraldo, avec Sam Waterston, Marisa Berenson, Bernard Pierre Donnadieu (UGC). La dernière image de Mohamed Lakdar Hamina, avec Michel Boujenah, Véronique Jannot, Jean Bouise (Art Edis).

Jamie Lee : j’aime

Jamie LeeElle possède un nom de sucre candi tendance marmelade : Jamie Lee. Elle est belle et, question talent, elle a de qui tenir : avec Tony Curtis et Janet Leigh comme parents, Jamie Lee Curtis ne pouvait décemment pas finir institutrice ou infirmière. Réputée pour jouer la comédie depuis le berceau, on a pu voir les talents de super Jamie dans des séries télévisées comme «Colombo», «Opération Petticoat» (avec daddy comme partenaire) ou dans la série «Love boat» (avec mummy comme partenaire). Elle apparaît ensuite dans «Drôles de dames» et «Buck Rodgers 25ème siècle». John Carpenter lui confie son premier rôle au cinéma. C’est «La nuit des masques» puis «The fog», deux films fantastiques. Jamie Lee devient l’une des vedettes les plus populaires du cinéma d’horreur, elle enchaîne avec «Le bal de l’horreur», «Le monstre du train», «Road games» et «Halloween Il». En 1983, elle change de registre et apparaît aux côtes d’Eddie Murphy dans «Un fauteuil pour deux» de John Landis. Pour ce rôle, elle obtient l’Oscar britannique. Aujourd’hui, avec «Perfect», Jamie Lee Curtis s’affirme comme une étoile montante et musclée du cinéma américain en donnant la réplique à John Travolta. Le plus «Perfect» des deux n’est pas celui qu’on croit !

Terence Stamp

Terence StampL’acteur britannique Terence Stamp s’est retiré de la distribution de «Under the cherry moon» que tourne actuellement Prince à Nice. La Warner (productrice du film) fait état de «complications de planning» pour expliquer le soudain départ de Stamp.

Gregory Hines, une des révélations de «Cotton club», est le partenaire du danseur Mikhail Baryshnikov dans «White nights» réalisé par Taylor Hackford («Officier et gentleman»). Tourné en Finlande, au Portugal et en Angleterre, le film est également interprété par Isabella Rossellini et Helen Mirren.

Les productions Walt Disney viennent d’annoncer la mise en chantier de deux comédies la première a pour titre «Tough guys» et réunit Kirk Douglas et Burt Lancaster sous la houlette de Jeff Kanen. La seconde, «Ruthless people» sera concoctée par Jim Abrahams, Jerry et David Zucker à qui on doit déjà «Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?» et «Top secret».

Ça bouge à Toronto, au Canada, où Jerry Paris donne le premier tour de manivelle de «Police Academy N°3» tandis que Charles Bronson et Ellen Burstyn sont les protagonistes de «Act of vengeance» de John Mackenzie.

Pluie d’or sur «Rambo II» qui est en train de pulvériser tous les records d’entrées aux quatre coins du monde. Qu’on en juge : USA : 150.000.000 de dollars. Hong Kong : 23.102.972 dollars Hong Kong. Philippines 14.383.000 pesos philippins. Singapour : 1.662.349 dollars Singapour. Japon : 3.048.061. 262 yens. Nouvelle-Zélande : 116.573 dollars NZ. Mexique : 419.099.076 pesos. Brésil : 9.400.000.000 de cruzeiros. Hot-lande : 6.594.845 florins. Angleterre : 1.428.476 livres.

Après avoir créé la sensation avec «Stranger than paradise», le réalisateur Jim Jarmusch a choisi le chanteur Tom Waits pour être un des héros de «Down by law» dont le tournage commence ce mois à New Orléans.

Début en fanfare de David Lee Roth au cinéma on parle d’un budget de dix millions de dollars pour son premier film «Crazy from the heat».

Vous rappelez-vous de la petite culotte de Sigourney Weaver dans «Alien» de Ridley Scott ? Sublime, non ? Toutes deux reprennent du service dans la suite du même film qui, cette fois, sera réalisé par James Cameron, l’heureux papa de «Terminator» (grand prix au dernier Festival d’Avoriaz).

Ça marche pour Robert Zemeckis (qui avait déjà très largement rempli son bas de laine avec le film «A la poursuite du diamant vert»). Son nouveau film «Retour vers le futur», qui vient de sortir sur les écrans (voir notre critique dans ce numéro), a rapporté 132.755.000 dollars après les huit premières semaines d’exploitation aux USA.

Harrison Ford retrouve son réalisateur de «Witness», Peter Weir, pour les besoins de «Mosquito coast» dont les premières prises de vues auront lieu à Belize à partir du 20 janvier 1986.

Retour au cinéma pour le comique anglais Benny Hill. C’est en France qu’a lieu ce quasi «événement» puisqu’il est un des interprètes du nouveau film de Jean-Pierre Mocky, «Le miraculé». La distribution comprend également Jean Poiret, Jacqueline Maillan, Jacques Dufilho et (peut-être) Gérard Jugnot.

Juliette Binoche ne va pas quitter Michel Serrault après le tournage de «Mon beau-frère à tué ma sœur» de Jacques Rouffio. En effet, elle sera sa partenaire au théâtre de Villeurbanne dans «L’avare» mis en scène par Roger Planchon.

C’est également à Paris que Nagisa Oshima, le metteur en scène de «Furyo» et de «L’empire des sens», tourne «Max mon amour». Charlotte Rampling et Anthony Higgins font partie de l’intrigue qui dépeint une relation à trois entre un homme, une femme et… un singe ! Kelly Le Brock, la superbe interprète de «La femme en rouge» de Gene Wilder, est la nouvelle petite amie de Rod Steward. On la verra bientôt dans «Weird science» de John Hughes, un film fantastique.

Hanna Schygulla dans un film d’action de Joseph Zito, «Delta-force», avec Lee Marvin, Chuck Norris, Shelley Winters, dont le tournage se déroule en Israël. La star du cinéma allemand qui vit à Paris est aussi la vedette d’une superproduction américaine «Pierre Le Grand» de Marvin Chomsky, le réalisateur de «Holocauste».

Hope Lange, l’inoubliable partenaire de Marilyn Monroe dans «Bus stop», est l’une des vedettes de «Blue velvet» la nouvelle superproduction de David Lynch («Dune»). Isabella Rossellini et Kyle MacLahan font partie de la distribution.

Sylvester Stallone ne s’endort pas sur les lauriers du succès de «Rambo 2» puisqu’il vient de commencer un nouveau film «Fairgame» dans lequel il joue le rôle d’un flic efficace, façon Eastwood. Il envisage déjà «Rambo 3» où il chasserait des terroristes internationaux. Et l’on attend «Rocky 4».

Catherine Deneuve tourne «Le crime», mise en scène d’André Téchiné, qui l’avait déjà dirigée dans «Hôtel des Amériques» avec Patrick Dewaere. On la verra avant dans «Tant qu’il y aura des femmes» de Mario Monicelli, tourné en Italie avec Philippe Noiret, Liv Ullmann, Bertrand Blier et Stefania Sandrelli.

Johnny Hallyday mari de Fanny Ardant, Guy Marchand leur ami, c’est le trio choc de «Conseil de famille », une comédie à l’italienne que réalise Costa-Gavras, dont c’est le premier essai dans le genre. Ensuite Jojo continue sur les plateaux avec un film à la Mad Max que dirigera Pierre William-Glenn.

Béatrice Dalle ? Une jeune inconnue ne va pas tarder à se faire un nom au cinéma. Le réalisateur de «Diva», Jean-Jacques Beineix, en a fait l’héroïne de son nouveau film «37,2 degrés le matin». «C’est le mélange de Brigitte Bardot et d’Anna Karina, une bombe sexuelle, une fille extraordinaire» promet le cinéaste.

Christophe Lambert, amoureux d’un porte-clés. Mais oui, c’est pour le scénario de «I love you» qu’il s’apprête à tourner sous la direction de Marco Ferreri.

Eddy Mitchell sera son partenaire. On verra le Tarzan français dans «Highlander» de Russell Mulcahy.

Gérard Depardieu et Miou-Miou se retrouvent une nouvelle fois pour «Rimmel» que prépare le metteur en scène des «Valseuses», Bertrand Blier. On verra le comédien au Zénith dans un conte musical fantastique avec Barbara, en janvier 86.

Sean Connery sera un moine dans « Le nom de la rose », un thriller moyenâgeux que Jean-Jacques Annaud, le réalisateur de «La guerre du feu», commence en Allemagne au mois de novembre. A ses côtés, Murray Abraham (il était Salieri dans «Amadeus») et le metteur en scène John Huston.

Pierre Richard chanteur. Son premier album, composé d’une dizaine de chansons, qu’il a lui-même écrites, sortira à la mi-novembre (chez Phonogram). Le comédien qui vit désormais sur une péniche amarrée près du pont de la Concorde n’oublie pas le cinéma, puisqu’il tournera au printemps « Les fugitifs » de Francis Veber.

La tentation d’Isabelle

La tentation d_IsabelleIls sont quatre, ils ont 20 ans et ils se déchirent tout au long de leurs vies. C’est Bruno (Jacques Bonnaffé) qui déclenche cette violence. Ils soufflent sur les braises de l’ancienne passion de sa femme Isabelle (Ann-Gisèle Glass) et d’Alain (Xavier Delluc). Bruno les jette l’un vers l’autre comme pour donner du piment à sa propre histoire d’amour avec Isabelle. L’amour tout court, tout simple, ne le satisfait pas. Et puis, il y a Lb o (Fanny Bastien) qui navigue entre Bruno et Alain sans comprendre grand chose… Le calme de la Suisse s’oppose à la violence qu’insuffle le personnage de Jacques Bonnaffé. Tous ces jeunes visages et beaux corps sont remarquablement filmés avec une simplicité apparente par William Lubtchanski, Caroline Champeleir et Christophe Pollock. Ils deviennent étrangers par la violence et la dureté de leurs propos. Dans ces longs plans séquences, les personnages sont enfermés dans le monde de Doillon (l’univers torturé de «La pirate» ?), dans un tourment qui ne leur appartient pas. Pourtant, toute la performance tient dans la volonté des acteurs à se livrer pieds et poings liés aux désirs de leur metteur en scène. On espère qu’à travers «La tentation d’Isabelle», Jacques Doillon a réussi à se libérer de ses angoisses et qu’il reviendra leur offrir ses talents de metteur en scène avec des sujets chargés d’un peu plus d’optimisme. L’amour a 20 ans ne fait pas que du mal.

Elsa, ElsaElsa, Elsa

Un ancien enfant acteur est chargé d’écrire un scénario sur  sa propre histoire. Au même moment, sa petite amie, Elsa, le quitte. Il mêle alors l’histoire du film qu’il concocte et ses problèmes personnels. Malgré un scénario complexe et assez ennuyeux, on se délecte des dialogues et surtout de la performance des acteurs. François Cluzet est émouvant et drôle à souhait, Lio éclate littéralement et confirme qu’elle est amenée à faire une grande carrière, alors que Tom Novembre joue parfaitement un bouffon plein de tendresse. Pas passionnant, mais pas désagréable…

Retour vers le futur

Les voyages forment la jeunesse, c’est connu. Mais quand ils se déroulent dans le temps, ils peuvent tout bouleverser. C’est un peu ce qui arrive au jeune McFly qui se trouve, à la suite d’un malheureux concours de circonstances, projeté des années 80 aux années 50, soit quelques mois avant sa naissance. Son intrusion dans cet espace-temps au volant d’une superbe voiture de sport, une Delorean, ne va pas sans poser de problèmes. McFly découvre que son père est un lâche ; quant à sa mère, elle n’a d’yeux que pour lui-même… son futur fils. Vous imaginez les conséquences… Les voyages à travers le temps sont un bon filon pour le cinéma. Qu’on se rappelle «C’est arrivé demain» ou «La machine à remonter le temps».Retour vers le futur Le film de Robert Zemeckis ne va pas faillir à la tradition. Il risque même de la revigorer. Ne serait-ce que parce que les deux époques qu’il nous offre sont suffisamment proches ou vivaces dans nos souvenirs pour que l’on s’y repère. Et puis, tout simplement, parce qu’il y a tout dans ce film pour nous plaire, l’humour (il faut voir un musicien noir du nom de Marvin Berry appeler son cou sin Chuck pour lui parler d’une musique que ce dernier va écrire quelques années plus tard, et autres petits délices de ce genre). Il y a aussi de l’action, juste ce qu’il faut pour pimenter une histoire fort bien construite et qui n’hésite pas à faire de superbes clins d’œil aux mythes (le savant fêlé est néanmoins sympathique). Et puis il y a de la musique, comme pour mieux marquer le tempo de ce film qui, a aucun moment ne manque de rythme. Spectacle total et garanti.

Rambo II la mission

Rambo II la missionLe voici donc notre homme, héros naïf et invulnérable qui allie des muscles d’acier à une cervelle de moineau. Pauvre John Rambo, il fonce comme un bélier sur tous les clichés. Il se fait arnaquer sur tous les tableaux. Dans le précédent film, c’était un homme malheureux, rejeté par une société qui l’avait pressé comme un citron. Il s’était défendu, sans tuer (Rambo ne tue jamais d’Américains). Et nous on le comprenait. Dans le deuxième, il est libéré de son pénitencier pour vérifier s’il reste bien des prisonniers américains au Vietnam. Une mission périlleuse et truquée. De part et d’autre, il n’y a que des méchants et salauds, à une ou deux exceptions près. Rambo liquide deux bataillons de Vietnamiens et trois de Russes avec la combativité qu’on lui connait. Armé ici d’une kalachnikov (bien que russe, elle peut tuer des Russes), là de son fameux couteau, et ailleurs de son arc à visée laser. Et quand Rambo tue, ça fait plus mal. Fort de son droit, la force est son droit, John Rambo bien qu’à moitié indien et à moitié allemand, n’a qu’une peine dans sa vie, c’est que son pays ne l’aime pas autant qu’il le fait. Message reçu 5 sur 5 par le commandant, son compagnon d’armes, qui le rassure comme le ferait Reagan (avec les mêmes intonations de voix) sur la qualité de son dévouement et de sa bravoure. Bref, Rambo peut rempiler quand il veut. Rambo s’en va, seul, comme toujours. Encore un cliché, comme à l’image du film (par ailleurs fort bien fait et dont le succès populaire est aussi inéluctable que la victoire de Rambo). Dans le premier film, on le voyait arriver, son baluchon sur l’épaule. Il était infiniment plus sympathique.

3 étoiles, 36 chandelles

3 étoiles, 36 chandellesJohnny Baxter est un homme heureux, ou presque, il a deux enfants, une charmante épouse, et il travaille dans une grande compagnie d’assurances. Un jour un notaire lui annonce qu’il vient d’hériter d’un important hôtel dans le Colorado. Baxter décide aussitôt de tout laisser tomber et de s’y rendre en famille. Mais les Baxter ne vont pas tarder à déchanter en découvrant le grand hôtel Impérial, qui n’est qu’une ruine… C’est tout Disney ça, les petites comédies doucettement sucrées et néanmoins attachantes. Toutes les tentatives des Baxter pour remettre sur pied leur hôtel sont autant de situations truffées de gags et de rebondissements. Et puis il y a l’inévitable méchant bonhomme pour corser un peu la sauce. C’est un bon petit spectacle familial.

Les mille et une nuits – Jack la lanterne

Jack la lanterneUne nouveauté chez les juniors deux superbes contes pour enfants made in England regroupés en une seul K7. Le premier raconte la charmante histoire, dans une contrée des Mille et une nuits, d’un jeune garçon, réplique parfaite d’Aladin, qui tente l’impossible pour épouser la fille d’un puissant calif. Muni d’une lampe magique et protégé par un génie bien attentionné, il arrive à ses fins après de multiples aventures. Pour la seconde histoire, changement de décor : au cœur d’une campagne paisible, deux enfants se font raconter par leur grand-père la légende de Jack l’épouvantail devenu humain, qui affronte les vilaines sorcières et les fantômes démoniaques. Une série de gags imaginatifs et des couleurs envoûtantes sont les atouts majeurs de ces deux dessins animés empreints de rêve (ce qui est courant) et d’intelligence (déjà plus rare !). Cela tient peut-être à l’humour et à la classe britannique. En tout cas, je vous le recommande. Petite remarque tout de même ce film ayant été chroniqué en VO non sous-titrée, la qualité des doublages français à venir n’est pas garantie !

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