La bible ne fait pas le moine

La bible ne fait pas le moineMenacé d’expulsion, le supérieur de l’ordre religieux de Saint-Ambroise l’Invraisemblable a besoin de l’aide financière du fameux Armageddon Thunderbird, grand prêtre de l’église du Divin Profit. Comme émissaire, il lui envoie l’inénarrable frère Ambroise (Marty Feldman), un simple d’esprit qui a vécu jusque là dans l’ignorance absolue du monde extérieur. On comprend immédiatement que ce personnage est taillé sur mesure pour Marty Feldman, ex-acolyte de Mel Brooks (il fut le désopilant Ygor de «Frankenstein junior»), auteur, réalisateur et acteur de cette pochade. Bien entendu, frère Ambroise connaîtra de multiples tribulations en cours de route, à commencer par la rencontre d’un douteux évangéliste qui le déleste de ses économies (Peter Boyle) et en poursuivant par celle d’une prostituée qui lui tombe dans les bras (Louise Lasser). Comme le héros d’un conte de Voltaire, le naïf Ambroise découvre le monde et ses turpitudes : il trempera inconsciemment dans les escroqueries de l’église du Divin Profit, mais la petite pute au grand cœur lui ouvrira les yeux, prouvant ainsi que le plaisir de la chair n’est pas incompatible avec les plus justes causes. Et Marty Feldman roule ses yeux globuleux pour souligner chaque réplique…

Le palace en délire

Le palace en délire

«Ou comment vraiment enterrer sa vie de garçon» précisait le sous-titre français. Neal Israel, le réalisateur et coscénariste, nous arrive avec la réputation d’un nouveau maître de la comédie burlesque et irrévérencieuse Il a signé, tout de suite après ce «Palace en délire», un «Police Academy» qui fit un malheur un peu partout dans le monde. Et nous venons de voir récemment son troisième film comique distribué en France, «Les zéros de conduite». Neal Israel vient du cabaret d’improvisation new-yorkais, pépinière de la nouvelle vague comique américaine, comme metteur en scène, mais aussi comme sketchman et scénariste. On lui trouve un nouveau style comique, virulent, débridé, mais aussi très juvénile.., c’est dire si le monsieur est respecté outre-Atlantique ! Mais, à y regarder de plus près, on peut se dire que Neal Israel a vu les films et les chiffres de recettes de la série «Porky’s». Qu’il a senti le filon adolescent-burlesque-paillard. «Le palace en délire» a une intrigue très mince : un jeune «branleur», sympa et frondeur, est amoureux d’une jeune «nana» des beaux quartiers. La gente damoiselle est d’accord, mais future belle maman voit d’un très mauvais œil cette mésalliance et rameute l’ex-petit ami de sa fille… un «méchant» blondinet comme en rêve l’Amérique. Le futur marié décide alors d’organiser une party monstre pour enterrer sa vie de garçon. Une soirée bien scandaleuse. Une bacchanale burlesque que n’apprécierait peut-être pas la future épousée, et dont la belle famille a l’intention de se servir pour rompre les fiançailles. A partir de là, tous les coups et tous les gags sont permis. Et le délire est au rendez-vous. Le principal intérêt du film tient à la personnalité de ses jeunes protagonistes. Tom Hanks (que l’on a revu dans «Splash») a l’humour narquois et distant qui convient à son personnage. Et Tawny Kitaen (que Just Jaeckin repéra pour être sa «Gwendoline») pétille suffisamment pour que le palace entier ait envie de l’épouser.

by Jice on septembre 8th, 2014 in Hobbies

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