Le grand chemin

Le grand chemin Louis, un petit bonhomme de neuf ans est confié par sa mère, enceinte et abandonnée par son mari, à un couple demeurant à la campagne près de Nantes. Avec la complicité d’une gamine délurée et pleine de bon sens, il apprend les choses de la vie et… de la mort, le quotidien d’un village et de ses habitants. Il est surtout le détonateur et le témoin involontaire du couple (Bohringer-Anémone, quel choc !) qui se déchire. Louis, par sa seule présence, fait renaître de ses cendres leur drame, vieux de quelques années.

Cette histoire simple, chronique de la France profonde, est filmée avec une sensibilité grosse comme le cœur. Les décors ont la chaleur d’un petit bourg et d’une campagne baignés par le soleil. Chaque personnage est fort de son identité, de son épaisseur et à son franc-parler. La mise en scène, précise et délicate, laisse une grande liberté à des acteurs bouleversants, servis par des dialogues d’une sublime efficacité. Quand le cinéma français plonge dans ses racines et nous parle des gens vrais, l’authenticité reprend tous ses droits. Pagnol aurait certainement regardé ce film avec une infinie tendresse. Ce que nous faisons avec un grand bonheur…

by Acote on février 19th, 2014 in Deux trois petites choses

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