L’homme de Prague

L'homme de PragueAu cours d’une prise d’otages, au consulat des Etats-Unis à Munich, une jeune femme est abattue froidement par le chef des terroristes, Schraeger. Or, c’était la fiancée d’un agent de la CIA, Charles Heller (John Savage) qui, apprenant la nouvelle, décide de la venger à tout prix. Il demande à être envoyé en Tchécoslovaquie, où les tueurs se sont réfugiés. Autorisation refusée. Il constitue alors un dossier contre ses supérieurs, qui cèdent au chantage. Arrivé à Prague, il entre en contact avec une opposante au régime, Elisabeth Vaculik (Marthe Keller), qui va l’aider à retrouver la trace du commando de Munich. Il élimine successivement les terroristes, remontant la filière jusqu’à leur chef… et c’est une surprise de taille qui attend Heller ! Comme dans les romans de John Le Carré, tout s’écroule devant une réalité désespérante. La plus amère des désillusions est le lot de l’espion confronté au cynisme illimité et à la perversité tordue du service où il s’est engagé en croyant servir une noble cause… John Savage réussit une composition intense et souvent poignante.

La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusilLes intrigues bizarres et compliquées de Sébastien Japrisot ont donné, en leur temps, un sang neuf au cinéma français — bien avant qu’il n’atteigne, avec «L’été meurtrier», les sommets que nous savons. Cette «dame dans l’auto» est un exemple très représentatif des recettes qui étaient alors les siennes : un mystère inquiétant, une héroïne traquée par l’incompréhensible, probablement victime d’une machination, qu’on tente peut-être de faire passer pour folle ou amnésique… Tel est le lot de Samantha Eggar dans le rôle de Dany, cette petite secrétaire avide de faire plaisir à son patron (Oliver Reed, un «vilain» à tous les coups) jusqu’à faire des heures sup chez lui, pour taper un rapport «urgent», puis de le mener à l’aéroport en compagnie de sa femme (Stéphane Audran)… A ce moment-là, tout se gâte : Dany se trompe d’embranchement et se retrouve sur l’autoroute de la Côte d’Azur, où brutalement elle croit vivre un cauchemar, car de multiples témoins la «reconnaissent», prétendent l’avoir vue la veille, faisant le trajet dans l’autre sens, ce qui est strictement impossible ! Bizarre, bizarre… Le piège se refermera-t-il sur Dany ? Vous le saurez au bout de l’autoroute, lorsqu’on nous révèle la clé de cette troublante et savante énigme.

Sabata

Sabata

Lee Van Cleef (Sabata) n’a aucun effort à faire pour s’affirmer dans un rôle à sa mesure. Sabata, le héros, est témoin d’un hold-up dans la petite localité de Daugherty. Sabata le justicier part à la poursuite du butin volé et des bandits. Il ramène l’argent et les cadavres des bandits et prend conscience à ce moment – là qu’on ne le remercie pas vraiment comme il s’y attendait. Pire, il semble que Sabata ait fourré ses deux bottes dans le plat. Les notabilités de Daugherty ne sont en effet pas étrangères au délit. Les balles vont commencer de voler bas… Sabata est, dans le cinéma, un cow-boy justicier aussi célèbre que Lucky Luke dans la bande dessinée. Il joue sur la caricature du western tout en appartenant complètement au genre. D’ailleurs «Sabata» est devenu un genre à lui tout seul puisqu’il a été décliné sur le thème «Le retour de Sabata»  j’en passe et pour quelques dollars de plus au box-office.

by Jice on janvier 22nd, 2015 in Hobbies

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