Mata-Hari

Mata-Hari« Mata-Hari » n’est pas le meilleur film de Garbo. La star parle même de sa « piètre prestation » dans ses mémoires (aux Presses de la Renaissance). Danseuse exotique à Paris en 1917, Mata-Hari, espionne à la solde du kaiser, est entourée d’une foule de courtisans composée d’officiers et d’alliés. Le jeune lieutenant Rosanoff, fraîchement débarqué de Russie, est en possession de documents ultraconfidentiels et s’éprend de Mata. Après que celle-ci, par ailleurs maîtresse du général Shubin, ait répondu à ses avances et pris connaissance des informations qu’elle convoitait, Rosanoff, candide et amoureux fou, repart en direction de son pays. Sans vouloir dévoiler les liens qui uniront par la suite l’officier et l’espionne, force est d’admettre que leur histoire d’amour, pour être magnifiquement ficelée, n’en est pas moins émouvante. Même si la base historique du film semble parfois confuse, il ne fait aucun doute que « Mata-Hari » s’apparente beaucoup plus au drame qu’au film d’espionnage. Greta Garbo, quoi qu’elle ait pu en dire, est enivrante et dégage un redoutable magnétisme. On regrette que ce ne soit pas en version originale…

La révolution française

Le bicentenaire nous a valu une ribambelle de films, téléfilms, séries, spectacles, consacrés à 1789. Tous s’attachaient à un aspect en particulier. Ce film en deux parties (et quatre cassettes) a le mérite essentiel de couvrir TOUTE la période révolutionnaire, de la réunion des États Généraux, en juin 1789, jusqu’à l’exécution des Robespierristes en 1794. Les cinq années les plus riches-terribles-tumultueuses de notre histoire donnent lieu à un spectacle grandiose et relativement conventionnel (sans calembour).

Rien ne manque, pas une scène célèbre, pas une parole historique, vraie ou légendaire, pas un protagoniste de ce fabuleux psychodrame national. Tout ceci inévitablement émaillé de clichés usés, mais d’une rigueur historique incontestable. Pas de révélation, pas de thèse audacieuse, mais un bon résumé (en presque six heures) de cette succession d’événements (dont quelques-uns sont pourtant éludés : voir la Vendée)… Le tout correctement réalisé, même si on regrette parfois que la mise en scène ne prenne pas le temps ( !) de laisser une séquence se gonfler de lyrisme. Tout passe trop vite. Quant à l’interprétation, dominée par un fantastique Jean-François Balmer, superbe, inoubliable Louis XVI, son « internationalité » est quelque peu déroutante. Klaus-Maria Brandauer crève l’écran en Danton, certes, et Jane Seymour émeut en Autrichienne, mais Sam Neill en La Fayette, Peter Ustinov en Mirabeau, Mezzogiorno en Marat, passons…

by Acote on avril 7th, 2014 in Deux trois petites choses

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