Blanches colombes et vilains messieurs

Adapté de la pièce de Jo Swerling, « Blanches colombes… » est la folle aventure d’un pari. Nathan, qui dirige à New York une maison de jeux, change d’adresse chaque fois que la police lui met la main dessus. Pour louer le garage où il désire s’implanter, il lui faut trouver les 1 000 dollars qui lui manquent. Avec Sky, un joueur professionnel qui se vante de pouvoir dîner le soir même à la Havane avec n’importe quelle femme, il parle que celui-ci ne parviendra pas à emmener celle qu’il lui désigne, Sarah Brown, une jeune salutiste. Mais Sky, qui a plus d’un tour dans son sac, parvient convaincre Sarah. Durant plus de deux heures, le spectateur partage cette histoire basée sur l’amour et le repentir. Mankiewicz, à qui Hollywood doit certaines de ses plus prestigieuses productions (« La comtesse aux pieds nus », Le « limier »…), met ici un scène un casting détonant. Brando, que I’on retrouvera le 24 octobre dans « The freshman » (« Premiers pas dans la Mafia »), tourne ici pour la seconde fois avec Mankiewicz qu’il avait rencontré auparavant dans « Jules César ».

Un fauteuil pour deux

Un fauteuil pour deux « Un fauteuil pour deux » est l’histoire d’un pari fou. Celui des Duke, deux vieux millionnaires qui ont misé ont dollar sur le pouvoir que l’argent peut opérer sur l’honnêteté d’un homme… Un soir d’hiver, les deux compères sont interpellés par un mendiant noir qui joue les invalides de guerre. Ce spectacle « honteux » leur donne l’idée de remplacer leur jeune cadre dynamique par cet homme, qui n’y connait rien aux finances ni aux affaires. Histoire de rigoler un peu… Une gigantesque manipulation s’organise et permet au clochard de jouer à Wall-Street pendant que l’ancien directeur snobinard découvre les joies de la vie à l’air libre. Le tout, du jour au lendemain ! Le décor est planté. On peut craindre la grosse farce, mais pas du tout. Cette comédie de John Landis («The blues brothers », Le loup-garou de Londres ») est une virulente satire sociale. Pour son second rôle (après « 48 heures » de Walter Hill), Eddie Murphy est tout simplement irrésistible. Le duo Dan Aykroyd-Jamie Lee Curtis fonctionne à merveille et Don Ameche (un des deux Duke) fait preuve d’un flegme pervers des plus ébouriffants. Bref, on rit beaucoup du début jusqu’à la dernière image.
La première folie des monty python
Monty Python
Et maintenant un peu d’histoire du cinéma. En 1971, un joyeux groupe de comiques anglais, qui se nommaient eux-mêmes les Monty Python, révolutionnait la télévision britannique par son sens du gag, son insolence, son goût du burlesque surréaliste… Et son « show » s’appelait le « Monty Python’s flying circus ». Un réalisateur eut la bonne idée de rassembler les meilleurs sketches de cette série -d’émissions TV en un film intitulé « And now something completely different », sorti d’abord sur les écrans français sous le titre « Pataquesse ». En juillet dernier, le film a été repris sur les écrans, avec le nouveau titre « La première folie des Monty Python ». Bien que vieux de presque vingt ans, cette suite de sketches, de styles différents, est toujours aussi irrésistible. Et il est intéressant de voir la forme d’humour et de délires des Monty Python, à leurs tout débuts, avant qu’ils ne se lancent dans le cinéma et que le groupe éclate. Sur l’écran, il y a Graham Chapman (qui réalisa « Barbe d’or le pirate » et vient de mourir d’un cancer), John Cleese (l’instigateur d’ « Un poisson nomme Wanda »), Eric Idle, Terry Jones (qui a récemment réalisé « Eric le Viking »), Michael Palin et Terry Gilliam (le réalisateur de «Brazil » ou «Les aventures du Baron de Munchausen »). C’est dire s’il y a des gens de talents dans ce film !

Running man

Stephen King Stephen King est connu pour aborder tous les thèmes du fantastique les uns après les autres et les traiter à sa manière-forte, au demeurant. Son roman «Running man», publié sous le pseudo de Richard Bachman, ne fait pas exception à cette règle comme dans « La dixième victime », « Rollerbal »l ou « Le prix du danger », il s’agit de décrire une société future où se pratique un jeu mortel, retransmis d’ailleurs par la TV. Le policier Ben Richards (Arnold S.), récalcitrant à la dictature qui règne sur les Etats-Unis en 2019, est contraint de participer à l’un de ces jeux de gladiateurs bardés d’électronique.

Par la force, mais surtout par la ruse, il parviendra à vaincre les combattants professionnels et armés jusqu’aux dents qui lui sont tour à tour opposés, et à emporter en prime une ravissante latino-pulpeuse, Maria Conchita Alonso… olé ! Les combats avec l’homme-feu, l’homme aux tronçonneuses et l’homme électrique sont autant d’attractions aux multiples et délirants effets spéciaux. Tout ceci n’est pas désagréable à regarder dans la série « Dehors il pleut, j’sais pas quoi faire, les séries sur La 5 sont vraiment trop nulles ». C’est plutôt bien enlevé, avec de la violence où il faut et quant il faut, et surtout de l’humour forte ‘dose. Merci, Paul Michael Glaser.

Rien que pour vos yeux

Rien que pour vos yeux Qui pouvait imaginer, en 1981, que la James Bond girl de Roger Moore obtiendrait, neuf ans plus tard, le César tant convoité de la meilleure actrice. Carole Bouquet fait partie du casting de cet épisode rocambolesque des aventures du plus célèbre espion britannique de l’histoire du cinéma, le séduisant 007. Un navire-espion de la Royal Navy sombre après avoir heurté accidentellement une mine.

L’Atac, un mini-ordinateur de bord qui détient la clé de toute la stratégie atomique anglaise, a coulé avec le reste. Les passagers n’ont pas eu le temps de le détruire avant la catastrophe et James Bond est chargé de le récupérer pour éviter qu’il passe entre les mains des Soviétiques. Dans sa course, il fait la connaissance de la fille d’un ex-officier anglais, abattu lors de sa tentative de récupération de l’engin. Ensemble, ils décident de mettre un terme à la menace qui pèse sur le royaume de Sa Majesté… « Rien que pour vos yeux » est sans doute un des plus spectaculaires James Bond. Les cascades automobiles sont assurées par un Rémy Julienne en grande forme, qui réussit la scène mémorable du film à bord d’une 2 CV jaune citron. Le reste est classique et jamais ennuyeux, même si Roger Moore commence à prendre de la bouteille. Vous pourrez voir ce film pour la première fois en CDV, mais aussi en vidéocassette traditionnelle…

L’adieu au roi

L'adieu au roi Un déserteur américain – blanc ! Puisque c’est Nick Nolte – devient le roi de tribus initialement ennemies et arrive à les faire cohabiter. L’homme et son peuple sont heureux jusqu’à l’arrivée de deux militaires anglais venus convaincre les indigènes de les aider contre les Japonais. On est dans les années 40 en Malaisie (là même où a été tourné le film), plus précisément sur l’île de Bornéo. Ces gens, à l’écart du monde moderne et de ses conflits, vont être pris malgré eux dans le conflit américano-nippon…
Adaptant très librement un roman de Pierre Schoendoerffer, John Milius oublie les violences musclées qui l’ont rendu célèbre (« Conan le barbare » ou « L’Aube rouge ») pour s’offrir une histoire pacifiste… enfin relativement, puisque la menace japonaise oblige ledit roi à entraîner son peuple pour le combat. Mais l’histoire est belle et émouvante. Milius la filme avec sagesse et calme, alors qu’on aurait aimé un peu plus de lyrisme. Mais il reste, au cœur de cette épopée naturaliste et guerrière, Nick Nolte, comédien toujours aussi entier et étonnant. Le décor naturel et les paysages du film sont absolument superbes !

Predator

predator
Tous les scénarios sont d’éternels recommencements. Celui de « Predator » rappelle très sérieusement celui d’un petit nanar de série Z intitulé « Terreur extra-terrestre ». Mais, dans « Predator », il y a « Schwarzi », un budget plus que copieux, une créature conçue par Stan Winston et des effets spéciaux assez époustouflants. Tout commence comme Rambo. « Schwarzounet » et son commando investissent un camp rebelle, en pleine jungle latino-américaine. Les vilains guérilleros détiennent trois otages américains. « Schwarzognon » va leur donner une leçon mortelle. Puis, après ce morceau de bravoure offert comme un apéritif, « Schwarzwissimus » se rend compte qu’une menace invisible, féroce et silencieuse, rôde autour d’eux. La jungle devient un gigantesque piège végétal. Les compagnons de « Schwarziguouiguoui » tombent comme des mouches. Le musclé héros se réserve alors le privilège de renvoyer chez ses ancêtres cet alien agressif !

John McTiernan, à qui l’on devait déjà un peu progressiste « Nomads » et dans le même créneau, un remarquable « Piège de cristal » (CBS-FOX), dont Bruce Willis est la vedette, possède un sens très efficace de l’effet-choc et du coup dans l’estomac du spectateur. Mais, au-delà de ce savoir-faire et du feu d’artifice d’action pure, on aurait aimé un vrai film.

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